• Subiect: L’article présent les médailles frappées pour le roi de Suède Charles XII, gardées au Musée National d’ Histoire de Roumanie, en complétant les types connues et soulignant les caractériellement de l'art des graveurs européens de XVIIIe siècle. Les 65 médailles qui se trouvent au Cabinet Numismatique du Musée National d'Histoire présentent les principales étapes de la vie de Charles XII, une personnalité d'exception: la naissance, le couronnement comme roi de la Suède, les victoires dans la guerre du Nord et les échecs de Poltava, la retraite à Bender et le séjour dans le camp ottoman, le retour vers le pays et l'arrivée à Stralsund, sa mort imprévue en plaine nouvelle gloire. Sont présentées aussi des médailles dédiées à sa sœur Ulrike Eléonore et à son mari le Roi Frédéric IIe, qui a joué un roll important dans les dernières années de la vie du Charles XII. L’auteur présente aussi un indice pour les graveurs qui ont travaillé ces médailles (Annexe nr. 2) et une liste des titres des médailles qui se trouvent au Musée National d'Histoire de Roumanie (Annexe nr. I). Les pièces sont présentées chronologiquement, suivant les ans d'émission. L’auteur insiste sur le portrait médailliste du roi. Les premières sont les médailles travaillées des graveurs suédois de la Monnaie de Stockholm, Alfred Karlsten, Christian Georg Hartmann, Lorentz Careelberg, Johann Karl Hedlinger, beaucoup d'entre elles frappées pour commémorer le couronnement de 1697. Le plus important représentant de l'école suédois de médaille a été Alfred Karlsten qui a travaillé dans la Monnaie de Stockholm entre 1681-1718, dominant l'art de la médaille jusqu'en 1708. II a créé six portraits pour Charles XII - avec la perruque (trois portraits), avec le heaume et la perruque et sans perruque, avec les chevaux courts (deux portraits). Apres les grandes victoires contre les russes à Narva (1700), le portrait "sage" et traditionnel avec la perruque a été remplacé par le portrait avcc Ies cheveux courts, "battus du vent" (imité puis des tous les autres graveurs de son époque). Après 1700 Alfred Karlsten a introduit des autres changements dans l'iconographie de Charles XII: lui personnification par un lion rampante ("Le Lion du Nord"), suggérée sur le portrait du droit par le décor "en pattes de lion" sur le manteau; la tête de lion sur l'épaule de l'armure; des allégories où le roi est représenté comme un lion. Aussi Karlsten est ce qui a gravé, pour la première fois au droit, l'image simple de la tête du roi, imité fréquent de graveur allemand Vestner. Les portraits crée de Karlsten ont été imité des graveurs suédois (Christian Georg Hartmann, Lorentz Careelberg), allemand (les uns d'entre les représentants "d'école de Müller"), des graveurs anonymes. Les représentants de l'école suédoise ont préféré le portrait plus idéalisé du roi à la perruque, tandis que les graveurs allemands ont préféré le portrait aux cheveux courts en armure, portrait plus belliqueux. Les médailles suédoises ont le diamètre qui dépasse 50 mm (entre 50 et 80 mm), tandis que les médailles allemandes ont le diamètre de 40-44 mm. L’auteur observe que les graveurs ont utilisé comme modèle pour leurs médailles des tableaux et des gravures très connus dans l'époque (la gravure qui évoque le siège de Narva, reproduite au revers de la médaille de Karlsten, Hartmann et Müller). Les peintres signaient souvent au droit de la médaille, sous l'effigie (par exemple Richter, B. Westmanni). Souvent, les matrices des médailles étaient réutilisées pour la frappe des monnaies (par exemple, dans l'atelier de Stockholm, les portraits médallistiques de Karlsten pour les monnaies suédoises travaillées par Lorentz Careelberg entre 1697-1715). L’école allemande est représentée de plusieurs graveurs: Philip Henric Müller de Augsbourg et ses fils Christoph et Christian Ernst, Georg Friedrich Nüremberger, Georg Wilhelm Vestner, Georg Hautsch et leurs élèves et disciples (qui ont travaillé à Nürnberg), Christian Wennuth (a travaillé à Gotha). Les graveurs allemands ont travaillé à Nürnberg et Gotha. Leurs style est fort baroque; les vêtements sont richement et minutieusement décorés, au revers sont gravées scènes allégoriques en large perspective, avec des plusieurs personnages antiques (Minerve, Mercure, Victoire, Mars); les légendes sont en latin (plus tard aussi en allemand), avec des chronogrammes, des passages cités des œuvres des poètes latins, avec des légendes et des allégories de Marconnerie. Dans la collection du Musée National se trouvent aussi des médailles monnaient - des médailles frappées conformément à l'étalon des monnaies en circulation (des pièces de 1, 2, 4, 5, 8 marcs), qui ont servi pour le payement de la solde sur le camp de bataille. Souvent, ces médailles étaient frappées des graveurs soldats (pendant le séjour à Bender, entre 1710-1715). Pour commémorer la mort du roi sur le camp de bataille sont frappées des nombreuses médailles; beaucoup d'entre elles sont des médailles crées des grands artistes, refrappées, avec des légendes adaptées à l'événement.
  • Limba de redactare: română
  • Secţiunea: Medalistică şi Faleristică (The Art Of The Medals And Orders)
  • Titlu publicaţie: Cercetări Numismatice
  • Anul publicaţiei: 2003-2005
  • Referinţă bibliografică pentru nr. revistă: IX-XI; anul 2003-2005; seria 2003-2005
  • Paginaţia: 585-614
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